Les mines de Batère

Les Mines de Batère se situent sur la commune de Corsavy et sont limitrophes des communes de Valmanya et la Bastide.

Les mines de Batère (les Indis) ont été exploitées depuis l’Antiquité de façon rudimentaire à ciel ouvert puis en galeries. Il faudra attendre 1899 pour une exploitation poussée lors de la révolution industrielle et surtout avec l’arrivée du câble aérien. Celui-ci permettait de relier les mines à Arles-sur-Tech, où furent installés deux gros fours à grillage, et la gare de chemin de fer. L’exploitation se poursuivit jusqu’en 1987.

Vous pouvez visiter le musée du fer à Corsavy barry d’amont, ouvert de Juillet à Août

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Chronologies des mines de Batère

photo batere 2 Les mines de Batère

Batère

  • Vers -500 avant J.C. premières exploitations dans le Vallespir par le peuple des champs d’Urnes (Serralongue).
  • Vers -200 avant J.C. exploitation de Batère par les Romains.
  • XIe siècle les forges catalanes hydrauliques
  • 1899 Inauguration du Câble aérien. 9 km et un dénivelé de 1000m relient les mines aux fours et à la gare.
  • XIXe siècle Révolution industrielle en Europe
  • 1915 installations des fours à grillage à Arles-sur-Tech
  • 1921 crise économique : l’exploitation est suspendue
  • 1927 reprise partielle de l’exploitation
  • Le 17 mars 1931 la SA de Batère absorbe la société des mines de la Pinouse
  • De 1931 à 1939 arrêt total et fermeture de la mine
  • 1940 Les inondations dites aïgat, emportent la ligne de chemin de fer et détruisent les installations
  • 1948 incendie des stations d’Arles et de la station de Bigorrats à Batère
  • 1953 construction d’une nouvelle cantine et de nouveaux logements
  • 1987 arrêt de l’exploitation
  • le 6 sept. 1999, l’arrêt définitif est déposé à la préfecture de Céret.

Documentations :
Association des anciens mineurs de Batère

Historique des mines de Batère

Les premières mines étaient exploitées de façon artisanale, au départ les forges dites « à bras » étaient manœuvrées par la seule force de l’homme et elles étaient mobiles. l’utilisation de minerais riches facilitait la fusion (hématites et carbonates). Les ouvriers creusaient dans le sol un foyer ouvert tapissé d’argile, puis ils faisaient un foyer attisé par deux soufflets en peau. Le minerai était déposé dans les flammes pour que les forgerons y récupèrent ensuite une « loupe » de fer (4-5kg) qu’ils martelaient pour la débarrasser de ses impuretés. Ces installations mobiles permettaient l’exploitation du filon sur place en utilisant les forêts des alentours pour faire le charbon de bois indispensable à la combustion. Plus tard les forges se sédentarisent (XII – XIIIe siècle) tout au long des rivières du Vallespir pour utiliser la force motrice de l’eau. Le minerai est transporté à dos d’âne jusqu’aux forges. Les forges sont pour la plupart indépendantes et travaillent en échange d’une rétribution proportionnelle de +/-1/16e.

Les mineurs étaient payés au forfait journalier par le concessionnaire, environ la moitié du prix du minerai extrait. Cela poussait les mineurs à extraire le plus grand nombre de minerais et à éviter les difficultés. Mais malheureusement, le mineur cherchant la rentabilité abandonnait le filon à la première embûche : défaut de libre circulation de l’air ( temps perdu à creuser une cheminée) nappe d’eau ( temps perdu à aménager une galerie d’évacuation) massif de roc ( temps perdu à excaver le roc) ou bien il était tenté de négliger sa sécurité, et il se produisait des éboulements. Les mineurs s’éclairaient à l’aide de lampes à huile, souvent artisanales comme de simples cuillères tordues en S et un godet où brûlait de l’huile d’olive. Puis elles furent remplacées au début XXe siècle par la lampe à acétylène (aussi appelée lampe à carbure) où la flamme résultait de la réaction de l’eau sur le carbure de calcium.
En 1812 un mineur de Catalogne du Nord gagnait approximativement 1,50 Fr ; en 1818 2 à 2,50 Fr.

Les mines s’étendaient sur de multiples concessions (12 concessions sur 420 hectares) qui furent rassemblées et rachetées pour ne plus former, en 1918, que deux gros sites d’exploitation : la Pinouse et Batère. En 1931 elles sont réunies dans la SA des mines de Batère facilitant ainsi l’acheminement des minerais de la Pinouse et réduisant le coût de l’exploitation.

Noms des différentes mines : Batère regroupant les Indis et Las Canals, La pinouse, Miner Veil, El Recoul, Mine de Dalt, Fillols, Taurinyà, Escaro et enfin Vallmanyà.

En 1899 fut inauguré le Câble aérien de Batère et créée « la Brigade du Câble » ce qui réduisit le coût et accéléra considérablement l’exploitation. Les premiers pylônes étaient en bois et le câble évolua au cours des années. À la fin du XXe siècle, le câble était un appareil automoteur à bicâble avec wagonnets et pylônes en fer. Le départ se faisait à Ponot Abri Alt. 1255m avec 2 stations intermédiaires (Bigourrats Alt. 885 m et Jacouty Alt. 624m) et arrivée à Arles-sur-Tech au carreau de la mine Alt 270m. La vitesse était de 2,25m seconde permettant un débit de 60T/heure. Le câble tracteur faisait 20 mm de diamètre et les câbles porteurs des wagonnets 24 et 30 mm

Documentations :
Association des anciens mineurs de Batère

Géologie des mines de Batère


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Cartes de localisation des mines de Batère


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