Paroles de la chanson "El tio, tio"

La chanson El Tio est une cantine et danse à gestes jouée par les enfants. Tenant une bougie, chacun essaye de mettre le feu à un bout de papier dépassant à l’arrière du pantalon de son prédécesseur.

El tio, tio catala

Jo te l’encendre el tio, tio, tio !
Jo te l’encendre el tio de paper
Tu me l’encendras el tio, tio, tio !
Tu me l’encendras el tio de detras !

Jo te l’encendre el tio, tio, tio !
Jo te l’encendre el tio de paper
Tu me l’encendras el tio, tio, tio !
Tu me l’encendras el tio de detras !

No l’encendras pas el tio, tio, tio,
No l’encendras pas el tio de paperas
Jo te l’encendre el tio, tio, tio !
Jo te l’encendre el tio de paper

No l’encendrás pas el tio, tio, tio,
No l’encendras pas el tio de paperas
Jo te l’encendre el tio, tio, tio !
Jo te l’encendre el tio de paper

 

Traduction Française

EL tio, tio  Traduction Française

J’y mettrai le feu à ton petit bout
J’y mettrai le feu à ton petit bout de papier
Tu m’y mettras le feu à mon petit bout
Tu m’y mettras le feu à mon petit bout de papier

J’y mettrai le feu à ton petit bout
J’y mettrai le feu à ton petit bout de papier
Tu y mettras le feu à mon petit bout
Tu y mettras le feu à mon petit bout de papier

Tu n’y mettras pas le feu à mon petit bout
Tu n’y mettras pas le feu à mon petit bout de papier
J’y mettrai le feu à ton petit bout
J’y mettrai le feu à ton petit bout de papier

Tu n’y mettras pas le feu à mon petit bout
Tu n’y mettras pas le feu à mon petit bout de papier
J’y mettrai le feu à ton petit bout
J’y mettrai le feu à ton petit bout de papier

Feux de la Saint Jean - Focs de Sant Joan

Les feux de la Saint Jean au Canigou et la Troubade

Feux de la Saint Jean – Focs de Sant Joan

Chaque village envoie sa délégation au Pic du Canigou pour rapporter la flamme sacrée qui servira à allumer le feu de la Saint Jean du village.

La fête de la flamme du Canigou commence par « la Troubade » (les délégations apportent le bois au sommet). Cette flamme allume aujourd’hui la plupart des feux de la Saint Jean de Catalogne.

C’est en 1955 qu’est née la fête de la flamme du Canigou

Entretenue toute l’année au Castillet de Perpignan, la flamme est emmenée la veille de la Saint Jean sur le sommet du Canigou « le toît du Roussillon » où les délégations de tous les villages ont amené les fagots au nom de leur village au moment de « la Troubade ».

« C’est une tradition, une ancienne tradition, la flamme, la flamme qui allumera tous les feux de la St Jean, part la veille du jour des feux, de la Casa Pairal, monte, portée par de jeunes montagnards aux jarrets solides et à la foi inébranlable en cette flamme de l’amitié, jusqu’au sommet du Canigou.

Là, elle sera veillée toute la nuit, le lendemain, jour attendu des feux, les jeunes, après un court repos, toujours prêt, toujours dispos, l’enferment dans une lampe tempête, et la descendent vers la plaine, courant, enjambant les ruisseaux, sautant les torrents, traversant les rivières, se transmettant par relais la flamme sacrée.
Cette flamme doit arriver avant la nuit, dans chaque village, aussi bien que dans le plus reculé des hameaux, partout où l’attend le bûcher préparé par de fervents amoureux de nos traditions.

Au signal venu du pic Canigou, tous les feux s’allumeront dans l’allégresse générale. Allumés par la flamme immortelle, véritable feux de joie, feux d’amitié et d’espoir, vous êtes une de nos plus belles traditions!

Je les salue, ceux qui montent le bois sec, ceux qui préparent le bûcher, ceux qui montent la flamme au sommet du pic, ceux qui veillent la flamme et les coureurs, ces jeunes qui se relayent, qui courent dans les chemins escarpés de nos montagnes ou sur les routes de la plaine, je les salue tous; il faut vraiment avoir la foi !

J’admire, tous les participants actifs qui perpétuent la célébration d’une pareille fête, ceci, parce que, ayant participé moi-même, très activement, une fois, une seule fois à la réussite des feux de la Saint Jean, je sais ce que cela demande parfois de peines et de sacrifices. »

Pere Guisset©
Tiré de l’histoire Rêve ou miracle.

 

Déroulement de la troubade

Focs de Sant JoanChaque village envoie sa délégation au sommet du Canigou le dimanche qui précède la Saint Jean. La troupe monte avec elle un fagot de bois au nom du village qui sera déposé autour de la croix du Canigou.

Un jour avant la Saint Jean, les délégations remontent au Canigou pour la veillée. Le feu est allumé au sommet du Canigou avec la flamme apportée du Castillet de Perpignan. La petite flamme se transforme en un instant en un immense brasier qui illumine le ciel du Roussillon.

Feu de la Saint Jean VallespirLe lendemain, le jour de la Saint Jean, chaque délégation récupère le feu sacré dans une lampe et commence alors le long cortège des porteurs de flamme qui redescend le massif du Canigou. Les flammes arrivent en fin d’après-midi prêtent à allumer le feu de la Saint Jean !

Pendant ce temps, les villageois restés au village confectionnent les croix de la Saint-Jean avec des herbes du pays : l’orpin « mort-i-viu », l’immortelle « sempreviva », le millepertuis « perico groc »et le noyer « noguera ».

Festivités des Focs de Sant Joan

Pratiquement tous les villages du Vallespir se rencontrent au moment de la Troubade. Demandez les dates et heures de rendez-vous auprès des Mairies et des offices du tourisme

Site des feux de la Saint Jean

 

Randonnée sur les traces des Trabucayres

A la mort du roi d’Espagne Ferdinand VII, sa jeune fille Isabelle accéda au trône. Le frère du roi, Don Carlos, invoqua la loi salique pour régner à sa place. N’y parvenant pas, une guerre civile éclata. Les “Trabucayres” qui étaient des “Carlistes”, des partisans de Don Carlos, se réfugièrent à Las Illas, dans ce petit village proche de la frontière espagnole, où ils vivaient de brigandage commis principalement en Espagne. Entre autres méfaits, on raconte que, lors d’une attaque de la diligence Perpignan-Barcelone, ils prirent en otage trois passagers et demandèrent une rançon. Ne l’obtenant pas, ils assassinèrent un jeune homme dans une grotte. Les “Trabucayres” disposaient dans la région de plusieurs caches, dont un fameux gros chêne liège creux, ainsi que de nombreuses grottes, et bénéficiaient de la complicité de certains habitants. Ils furent arrêtés, jugés, et deux d’entre eux guillotinés sur la place du marché à Céret en 1846. Leurs méfaits marquèrent la population pendant plusieurs générations. Le nom de “Trabucayre” provient du mot catalan “trabuc”, qui désigne en français le tromblon, un fusil à canon évasé utilisé par ces bandits.

Voir la légende des Traboucayres >>

Intérêts

Ruines du Castell de Cabrera.
Très beau panorama sur l’Espagne.
Ermitage des Salines avec sa grotte et son refuge.
Chapelle Notre-Dame du Remède au Mas de la Selve.

Parcours 1

Durée : 5 h 00
Distance : 15 km
Balisage : jaune puis rouge et blanc
Dénivelé : 785 m
Difficulté : +++

Par la D13F depuis Céret.
Départ : De la fontaine de Fontfrède.

  • 0 mn : Prendre le sentier derrière la fontaine.
  • 15 mn : Au Col dels Cirerers tourner à gauche et descendre par la piste et le sentier (balisage GR10 rouge et blanc).
  • 1 h 20 : Au Mas de la Selve, tourner à droite et suivre la petite route goudronnée vers Las Illas.
  • 2 h 05 : Au carrefour du village, tourner à droite en direction du restaurant (suivre le balisage jaune).
  • 2 h 10 : A coté du restaurant, prendre un petit sentier sur la droite qui coupe une piste et monte en direction du Col de Lly.
  • 2 h 35 : Au col, tourner à droite et suivre la piste.
  • 2 h 55 : Au Castell de Cabrera, continuer sur la piste jusqu’à l’embranchement de l’Ermitage des Salines.
  • 3 h 25 : A l’embranchement, prendre à droite la piste qui mène à l’Ermitage (environ 800 mètres).
  • 3 h 50 : Face à l’Ermitage, prendre le sentier assez raide en direction du Pic des Salines.
  • 4 h 00 : Sur la crête, tourner à droite et suivre le petit sentier qui descend au Col dels Cirerers.
  • 4 h 45 : Au col, tourner à gauche et prendre le chemin de l’aller.
  • 5 h 00 : Arrivée à la fontaine de Fontfrède.

Parcours 2

Durée : 4 h 30
Distance : 13 km
Balisage : jaune puis rouge et blanc
Dénivelé : 790 m
Difficulté : +++

Départ : Rejoindre Las Illas par la D13, par Maureillas. Se garer à proximité du restaurant. Altitude : 548 m

  • 0 mn : A coté du restaurant, prendre sur la droite un petit sentier qui coupe une piste et monte en direction du Col de Lly.
  • 25 mn : Au col, tourner à droite et suivre la piste.
  • 45 mn : Au Castell de Cabrera, continuer sur la piste jusqu’à l’embranchement de l’Ermitage des Salines.
  • 1 h 15 : A l’embranchement, prendre à droite la piste qui mène à l’Ermitage (environ 800 m).
  • 1 h 30 : Face à l’Ermitage, prendre le sentier assez raide en direction du Pic des Salines.
  • 1 h 50 : Sur la crête, tourner à droite et suivre le petit sentier qui descend au Col dels Cirerers.
  • 2 h 35 : Au col, tourner à gauche et descendre par la piste et le sentier (balisage GR10).
  • 3 h 40 : Au Mas de la Selve, tourner à droite et suivre la petite route goudronnée vers Las Illas.
  • 4 h 25 : Au carrefour du village, tourner à droite et monter en direction du restaurant.
  • 4 h 30 : Arrivée au parking devant le restaurant.

Randonnée à l'ermitage Saint Ferréol - Céret

Du XIIème au XIIIème siècle, les habitants de la région effectuaient des pèlerinages à Moissac où se trouvait la sépulture de Saint-Ferréol. C’est à cause de la guerre des Albigeois qu’ils cessèrent ce pèlerinage. Ils construisirent leur sanctuaire sur ce site magnifique vers la fin du XIIIème siècle. Après une terrible épidémie de peste en 1654, les Céretans prirent Saint- Ferréol comme Saint patron de la paroisse. Au XVIIIème siècle, certains bâtiments trop vétustes subirent des modifications et d’autres furent reconstruits. L’ermite habitait dans le bâtiment jouxtant la petite chapelle romane d’architecture très sobre. A l’intérieur, de nombreux ex-voto témoignaient de la ferveur des pèlerins. Le bénitier en marbre de Villefranche situé dans la chapelle, porte une inscription gravée en catalan “Laurens Cros fils d’Ille ermite de Saint-Ferréol a été 44 ans esclave à Constantinople, 1705”. Il fut sculpté et offert par cet homme qui devint ermite jusqu’à la fin de sa vie.

D’après l’abbé A. Crastre, Saint-Ferréol. 1924

Randonnée à l’ermitage Saint Ferréol

Durée : 1 h 55
Distance : 7 km
Balisage : jaune
Dénivelé : 150 m
Difficulté : +

Intérêts

Très beau belvédère sur les massifs du Canigou, des Albères et la mer. L’Ermitage est inscrit aux monuments historiques et son périmètre zone d’intérêt écologique, faunistique et floristique. Le 18 septembre fête de la Saint-Ferréol

 

Parcours de la Randonnée à l’ermitage Saint Ferréol

Départ : Au parking du pont du Diable à Céret. Altitude : 145 m

  • 0 mn : Prendre la Départementale 615 vers Llauro ; après le pont SNCF, tourner à droite sur le Chemin de Vivès qui longe la voie ferrée.
  • 5 mn : Continuer le long du lotissement puis tourner à gauche sur la petite route Cami de Sant-Fariol qui traverse les vergers de cerisiers, jusqu’au croisement où se situe un cabanon sur la gauche.
  • 20 mn : Prendre la piste cimentée à gauche puis, 5 mn plus tard le sentier qui monte à droite dans une forêt de chênes verts et chênes lièges et qui arrive à la croix de fer ; continuer en face sur un petit sentier, descendre sur la gauche et remonter jusqu’à la fontaine.
  • 45 mn : Monter à droite de la fontaine ombragée par des platanes jusqu’à l’Ermitage.
  • 50 mn : Arrivée à la chapelle, altitude 250 m, halte conseillée.
  • 55 mn : Puis descendre par la petite route qui rejoint la D.615.
  • 1 h 05 : A l’intersection, tourner à gauche et marcher environ 1km.
  • 1 h 20 : Prendre à gauche la petite route Cami del Roc Blanc et ensuite à droite la piste du Chemin de l’Oratory.
  • 1 h 45 : Continuer sur un petit sentier bordé de mimosas.
  • 1 h 55 : Arrivé sur la Départementale, vous retrouverez le parking du Pont du Diable à 150 m.

Projet réalisé grâce à l’aide de Randonnées en Vallespir